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Affichage des messages du juin, 2018

Fogo Island

Salut ! On était donc rendus au village de Fogo, dans notre super winnebago où on a déjeuné le matin. La proprio de l’auberge, Diane, est ensuite venue nous avertir : « je vous offre de dormir dans l’appartement cette nuit… Il fera froid, ils annoncent même de la neige… Vous serez plus au chaud ! » On l’a remercié puis on s’est dit qu’on aviserait le soir même, sans trop s’en faire… Le village de Fogo est blotti au fond d’une baie, fermée par quelques petits pitons rocheux. On est allés explorer l’un d’eux via le sentier Head of Fogo. Là, on s’est rendus compte que les icebergs étaient tout près ! Il y en avait plusieurs de grosse taille au large. De plus petits morceaux s’étaient détachés des grosses masses de glaces, et l’un d’eux, au hasard des grosses vagues, est venu s’échouer sur les rochers tout près de nous ! On était (ok, j’étais) super excité de pouvoir prendre un mini-iceberg dans mes bras !! Ces machins-là sont quand même vie...

En route vers Fogo via Twilingate

Ce jour-là, on s’est levés tôt et on était déjà partis vers 8h pour ce qui s’annonçait une grosse journée de route. Après une heure de route vers le sud à travers le décidément magnifique parc de Gros-Morne (on n’a pas pu résister à arrêter à nouveau à un point de vue), on est arrivés à l’embranchement avec la Transcanadienne (la route majeure de Terre-Neuve), près de la ville assez quelconque de Deer Lake. À partir d’ici, le voyageur qui vient du Nord comme nous a deux choix : poursuivre vers le Sud en direction de Channel-Port-aux-basques et le traversier qui mène à la Nouvelle-Écosse, ou obliquer vers l’Est et traverser l’intérieur quasi-vierge de l’île de Terre-Neuve. Comme on se rendait vers la côte Est, c’était pour nous la deuxième option qui nous attendait ! Parenthèse : on n’en a souvent pas conscience, mais Terre-Neuve est une province très étendue et très peu peuplée (Terre-Neuve et le Labrador ont une population combinée d’à peine 600 000 personnes envir...

Parc Gros-Morne partie 2

Le lendemain, après avoir déjeuné dans notre petit chalet, on a profité de la température beaucoup plus clémente pour aller marcher à Lobster Cove, question de voir le phare et de beaux points de vue sur la Bonne Bay. Les panneaux explicatifs relataient que des villages entiers avaient dû être déplacés pour mettre en place le parc de Gros-Morne, dans les années 1950. Le texte usait d’un euphémisme involontairement comique en indiquant que « des villageois avaient dus être relocalisés, parfois à contrecoeur »… alors qu’on pouvait bien imager les drames et les crises que cette relocalisation avait dû créer pour des gens enracinés dans leurs patelins depuis des générations ! On a ensuite repris l’auto pour se diriger vers l’une des attractions phare de Gros-Morne : le tour de bateau sur le Western Brook Lake. Il s’agit en fait d’un ancien fjord qui a été progressivement coupé de la mer et qui est devenu un lac d’eau douce encadré de hautes parois rocheuses. Pour s...

Parc Gros-Morne

En se levant ce matin-là, on a choisi de ne pas déjeuner au chalet (on avait apporté bagels et beurre d’arachide) car Mémé avait vu sur Tripadvisor qu’un petit café du coin faisait des déjeuners apparemment encensés par les internautes. On a déchanté une fois sur place, car le gars qui runnait le petit établissement nous a dit qu’il avait mis fin aux déjeuners et qu’il offrait désormais quelques toasts et muffins en libre-service… On peut se demander pourquoi diable un restaurateur déciderait de mettre fin au service qui lui vaut des éloges en ligne et lui attirerait donc une clientèle conséquente, mais bon,   n’insistons pas… Finalement, on est allés déjeuner au Java Jack’s, le resto où on était allés la veille (Rocky Harbor, ce n’est pas bien gros), où la proprio était bien heureuse de nous retrouver. Une fois bien sustentés, on a pris la voiture pour l’accueil du parc de Gros-Morne, où on a eu la surprise d’être servis par une Québécoise francophone ! Le parc Gros-Mor...

Arrivée à Terre-Neuve

À 7h, alors que le soleil était déjà haut, on était déjà debout ! En effet, il fallait être au port de Blanc-Sablon à 8h, question de prendre le traversier vers Terre-Neuve à 9h ! Le système de traversier n’est pas particulièrement efficace. Après avoir réservé d’avance sa place en ligne, il faut tout de même se présenter à la billetterie du port une heure avant le départ pour acheter les billets préalablement réservés. Bref, une fois au port, on est entrés dans un édifice à l’air désaffecté puis on a attendu sur le quai que notre somptueux navire, le Appolo, vienne accoster. Une fois à bord, on a découvert que le bateau, qui ne paraissait pas trop mal de l’extérieur, était en fait un vieux rafiot des années 1970, acheté usagé à l’époque quelque part en Scandinavie vu les inscriptions en danois ou norvégien un peu partout. La décoration n’avait pas beaucoup évolué depuis, en particulier dans la section « bar » recouverte de tapis fleurant la cigarette froide. A...

Blanc-Sablon et un aperçu du Labrador

Salut ! C’est François au clavier, qui vous racontera nos péripéties en Basse-Côte-Nord, au Labrador, à Terre-Neuve et à Saint-Pierre-et-Miquelon ! Ce matin-là, j’étais réveillé très tôt (4h AM) dans le chic (!) motel Quality Inn de Dorval, où je séjournais près de l’aéroport de Montréal, après être arrivé de Chine la veille avec ma mère. J’avais choisi de loger dans cet établissement avec vue sur l’autoroute parce que je prenais l’avion à 6h30 vers Sept-Îles… La veille au soir, Laurent, Thalie et Marianne avaient profité de ma belle chambre pour qu’on puisse prendre quelques bières ensemble pour souligner mon arrivée au Québec ! De manière surprenante, je n’étais pas trop fatigué (le décalage horaire aidant) et j’ai quitté sans trop de regret ma chambre démodée bien que confortable pour attendre la navette qui m’amènerait à l’aéroport en grignotant un déjeuner de champion : biscuits Dad’s, café et bananes ! (le buffet déjeuner ne débutant qu’à 6h). J’...